Samedi 14 mai 2011 6 14 /05 /Mai /2011 18:50

Il était une fois et tout ira bien se disait la princesse qui pédalait sur son vélo de campagne. Ca lui rappelait le massif central, la Bretagne, l’été 1976, sa première guitare pour son passage du collège au lycée, le goût du plastique de l’eau de sa gourde, les fleurs des acacias, son père et elle à l’arrière d’une voiture en train de boire des cannettes qu’ensuite ils balançaient par la vitre, elles rebondissaient et s’éloignaient au-delà des virages, et c’était beau à voir. Elle qui ne jetait jamais ses papiers de bonbons ailleurs que dans une poubelle et s’il n’y en avait pas, c’était la poche en attendant. Et même à la plage, elle mettait ses mégots de cigarettes dans une boîte d’allumettes. Mais voilà la maîtresse du cm2 n’avait jamais parlé de bouteilles en verre. La princesse souriait entre les gouttes de sueur qui perlaient de son front, devant elle, il y avait cette jolie blonde qu’elle commençait à rattraper (deux t un p), un club cycliste comme club de rencontres, mais pourquoi n’y avait-elle pas pensé avant ? Elle avait envie d’une bonne bière à partager, une chimay bleue ou rouge, bien fraîche, peut-être deux et ensuite courir aux toilettes. En rentrant ce soir chez elle, elle avait envie d’écrire sur son blog qu’elle avait embrassé Jessyca, son blog c’était son confident, son compagnon de route qui ne l’abandonnerait jamais.

Maintenant elle crachait ses poumons à l’arrivée du départ, Jessy quant à elle, était écarlate et puis elles se sont mises à rire comme deux gamines complices qui auraient fait un mauvais coup. Il n’y avait pas de chimay au bistrot du village mais la bière pression fut un délice après ce supplice, physique et de tantale…

La princesse souriait encore en faisant son rapport à son journal pas très intime en fait, le médecin avait bien fait de lui dire de faire du sport, elle allait ouvrir une nouvelle catégorie sur son blog : la vie d’une princesse qui renoue avec son corps et l’effort. La princesse souriait toujours et encore, il n’y avait pas eu de baiser, mais elle avait dix chiffres pour espérer.

 

C’est bon la vie ! (ndrl)

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Vendredi 13 mai 2011 5 13 /05 /Mai /2011 18:23

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elle est partie loin devant

si loin de moi à présent

je me retrouve comme une enfant

qui n’aurait plus de parents

confiée à la garde du vent

 

elles finissent toujours par s’envoler

sans même me laisser leur amitié

les vraies les irréelles et toutes les fées

les pages fermées avant d’être tournées

les lèvres qui ne finiront pas en baisers

 

mais elle me hante nue au jardin

offrant la douce pâleur de ses seins

ses yeux sur tout fixant dans le lointain

alors je rime encore de mes deux mains

même si je sais qu’il n’y a plus rien

 

qu’y avait-il donc d’ailleurs ?

qui a bien pu faire battre mon coeur

me faire penser à des lendemains meilleurs

qu’elle devienne enfin mon unique soeur

et que dans notre jardin je sèmerai des fleurs

 

refrain

 

je n’ai pas le droit d’être triste

je l’ai tué avec mes silences

cet amour aux peintures si proches de moi

tant pis…tant pis…si je ne suis qu’une conne

une conne indélébile du temps qui passe…

surréaliste et impeccable

 

 

 

 

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Vendredi 13 mai 2011 5 13 /05 /Mai /2011 18:14

Je me souviens lorsqu’il est venu nous voir, nous les sauvés de la deuxième chance, à qui on offrait la préparation d’un diplôme, un vrai pour travailler, même si ce n’était pas du tout ma branche, ça m’a permis d’apprendre pas mal de choses et puis j’ai eu « THE » diplôme qui m’a ouvert la porte de l’edcatinoine.

Il avait le teint cireux de la mort, mais il est venu. J’étais impressionnée que ce spectre soit celui qui avait libéré ma passion pour la musique en créant les radios libres, toute cette bande fm, le chiffon rouge…et bien sûr espace rose. Câblé avant le câble.

Je me souviens de mes copines au lycée qui allaient pouvoir voter pour lui, moi je n’ai pas pu cette fois là.

Tout fout le camp depuis des années, tout régresse, c’est dur, et parfois je me dis que j’aurais mieux fait de ne pas connaître l’ère mitterand, je ne vais pas m’étendre sur ce sujet parce que j’ai tellement de regrets que mes collègues ne pourront jamais comprendre.

Je me sens infirme. C’est tout.

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Mardi 10 mai 2011 2 10 /05 /Mai /2011 17:12

 

La perle (2)

 

La sirène de glace avait fondu, il ne restait plus d’elle que quelques grains de sable et une perle.

C’était le printemps 2139 et Volodia ne se sentait ni la force de continuer son histoire, ni d’en commencer une nouvelle. Pourtant c’était si simple et si beau de partir de rien, sans souvenirs à relire, sans explications à donner, avoir tout à inventer, se prendre le souffle de l’écriture en plein visage comme on prend la mer pour des terres inconnues, un goût de sel sur les lèvres et les cheveux qui frisent et blondissent sous le soleil.

Volodia avait conservé sa vieille mobylette, relique des temps passés qui était toujours en état de marche mais qui ne roulait plus faute d’athanol. Elle aurait pu vendre la perle au marché noir mais cela aurait été comme vendre son âme à la fille du diable. Finalement elle garderait sa mémoire vive, elle devait encore avancer et toujours grandir, se faire pousser de nouveaux bras pour enlacer et protéger, pour effacer du bout des doigts les rides d’inquiétude qu’elle lisait sur les fronts de l’amour qui lui manquait. Ce n’est pas qu’elle devait se dépêcher, elle ne croyait pas à la fin du monde en 2140, il lui restait tant de virgules encore, jusqu’aux trois petits points… et entre les virgules elle avait besoin d’admirer les paysages, d’aimer les visages à en perdre haleine, de perdre ses peaux successives qui lui servaient d’armure contre le froid, contre le chaud, contre les émotions qui violaient son intimité et la mettaient à nu.

Elle écrivait et de nouveau le sang affluait, ses joues rougissaient de liberté, peu importait les années qui étaient passées sur son corps, elle avait toujours ses petits pieds incrédules qui sortaient de leurs nids après les multiples approches du soleil qui allait de l’oblique à la verticale, pour s’offrir enfin totalement au rayon pacifique et audacieux de l’astre qui reliait amour et confiance, déliant les fils barbelés de la prudence et de l’enfermement.

Les deux pans de la toile qui constituait son havre de paix après l’hiver, étaient entièrement relevés, l’air n’existait nulle part en cet après-midi de mai, seuls les oiseaux chantaient faisant bruisser les feuilles des arbres. Au fil des lettres elle se détendait, sa nuque s’assouplissait, la tête du clavier à l’écran, du calendrier de l’année au ciel en attente, puis elle ferma les yeux pour respirer après avoir écrit « elle rêvait au sourcillement de la pluie ».

~

La matinée s’était passée à apprendre le nom de ses muscles, il lui en faudrait des leçons et des leçons encore pour reprendre possession de son corps qu’elle avait abandonné au despotisme de la chimie.

Oui, elle allait la poursuivre cette histoire… Sur la table, il y avait encore ce livre qu’elle n’arrivait pas à ranger définitivement dans la bibliothèque, de temps à autre elle l’ouvrait et puis vivement le refermait comme si elle s’était prise en flagrant délit d’espoir d’y avoir son rôle encore, son personnage, sa place.

Elle allait mieux, beaucoup mieux, la perle avait repris sa place au fond de ses yeux.

~

 

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Dimanche 8 mai 2011 7 08 /05 /Mai /2011 09:02
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Samedi 7 mai 2011 6 07 /05 /Mai /2011 19:59

Là où je vis il y a des talus verts et rouges de coquelicots qu’il n’y avait pas lorsque j’étais enfant. Plus de désherbants qui dépassent les champs, par contre il y a les équipes de décapitage des plantes, armées jusqu’aux dents avec leurs boucliers transparents protégeant leurs visages, et qui me font toujours penser à des crs. Elles passent…Et du jour au lendemain il n’y a plus rien. C’était sans doute mieux le temps des chèvres.

Dans le jardin de mes parents lorsque j’étais adolescente, j’ai semé des coquelicots de Californie de toutes les couleurs et à chaque début d’été ils reviennent de ci de là mais  uniquement dans leur couleur d’origine : orange.

Un orange un peu plus pâle que les fleurs de courgettes. J’aime quand apparaissent les premières fleurs de courgette. C’est une promesse.

Une promesse qui dépend de la famille hérisson qui mange les limaces.

Ca ne fait que quelques années que je sais que c’est dans la culture de certains de manger les hérissons. Ca ne me hérisse pas tant que ça, après tout j’ai bien mangé de la terrine de lapin plombé par l’Amiral.

Parfois j’ai envie de ne plus jamais manger de viande, mais si je suis mon raisonnement à fond, en sachant que les plantes sont des êtres vivants aussi, je ne mangerai plus rien. Alors l’important c’est comment a vécu ce qui est dans mon assiette.

Je préfère les chèvres au fil des débroussailleuses.

Je préfère la poule qui a grandi dans l’amour de ses fermiers. Je préfère le lapin de ma tante shooté au rhum avant de passer l’arme à gauche.

Je préfère ce qui est bon du début à la fin. Je sais que je n’oserai plus jamais lui parler. Je sais que j’ai encore la force en moi d’arriver devant l’inconnu et de frapper à la porte. Je sais qu’elle me manque et que ça n’arrivera plus jamais quelqu’un qui me manque. Je sais m’effacer et laisser la liberté d’aimer. Mon plat préféré c’est le couscous, c’est ce que cuisine le mieux l’Amiral pour moi, parce qu’il y a beaucoup de légumes que j’aime, et que j’aime sa sauce piquante. Bon…c’était mon petit déballage de mots pour m’extraire de cet impitoyable monde…Je me fais mon Alice…

 

Portez-vous bien amis lecteurs

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Jeudi 5 mai 2011 4 05 /05 /Mai /2011 05:23

 

 

 

je me retourne dans le fond de mes yeux

je me détourne à 360 degrés des nuages noirs

j’arrive sur une plage où la mer est partout

 

mais je ne sais pas encore que c’est  une île

 

je le sais seulement maintenant en  écrivant

 

 

j’ai peur parce que c’est trop beau

parce que je ne sais pas si j’aurai la force de repartir

parce que je ne comprends rien aux personnes qui m’entourent

 

tous ces souvenirs déguisés

 

ces amis

 

cette famille qui n’en est pas une

 

 

leurs cheveux noirs qui se ressemblent

la sorcière et son fils

leur repas de bonbons et de poissons

tout ce que je déteste

et moi qui crie sans qu’on ne m’entende jamais

 

j’essaie de hurler que je suis en vie

 

que mon demain n’est pas préparé

 

la minaude me miaule à l’oreille

je ne veux pas quitter ce rêve comme ça

je veux changer la fin

alors à bout de tendresse elle saute sur le lit

et se joue de moi encore endormie

griffant chaque mouvement de mon corps

 

 

je me lève sous la douleur d’une réelle  piqûre

 

toute cassée de cette nuit

 

mais tellement bien de me sentir vivante

 

comme l’étrangère d’un nouveau jour…

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Samedi 30 avril 2011 6 30 /04 /Avr /2011 08:05
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Jeudi 28 avril 2011 4 28 /04 /Avr /2011 18:44

Je n’oublie pas « the » project et je pense planifier ça prochainement, en plus ça me fera du bien, de réapprendre à gérer et à coordonner. Merci à Pop’s et à Lynxxe d’être déjà partantes pour l’Aventure… et The Royal

En attendant je suis triste, Dana vient de mourir…et oui !! Je n’avais jamais vu T L W…(sauf des extraits u tube élégamment envoyés sur ma messagerie). Au début j’ai regardé des épisodes en v o au hasard avec l’excuse de mieux comprendre la langue d’Outre-atlantique…

Je me suis séparée de l’homme à 41euros. Là, je pourrai écrire un livre mais bon…je crois que je conterai cet épisode de ma vie à mes amis seulement. Quand « l’élève » n’a rien appris du maître, que ce qu’il savait déjà, mais qu’il avait oublié : la force est en soi et pas dans les autres.

Bon… j’y retourne, je suis à la dispersion des cendres volées par Alice…Je régresse je sais mais ça me fait du bien, comme de regarder pour la dix millionième fois Nanny Mcphee.

Portez-vous bien et surtout n’oubliez pas de rêver.

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Vendredi 22 avril 2011 5 22 /04 /Avr /2011 19:06

On se croirait en plein été, les portes grincent ? signe de sécheresse absolue, la terrasse est insupportable de chaleur et cela fait deux nuits que je dors la fenêtre ouverte. A ce rythme-là on fêtera Noël le quatorze juillet. En plus dans le Sud il fait bien moins chaud qu’ici. Ca y est on y est. C’est la fameuse inversion des pôles ! Il y a eu un trou dans la couverture céleste du temps ! La Terre s’est désaxée de son orbite d’un millimètre ! Les cris-cris vont se transmuter en cigales, la mer va revenir réveiller les fossiles du jardin, les tondeuses à gazon seront remplacées par des râteaux  à ratisser le sable, en silence et en douceur dans l’harmonie de l’hymne japonais…On est si peu de chose et moi je ne suis qu’un grain de poussière qui se plaint de ses pauvres misères.  

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