Point de départ

Samedi 15 janvier 2011 6 15 /01 /Jan /2011 18:46

 

sombre litanie

tétanie de l’espoir

les plus et les riens s’exilent au noir

tous les refrains ne sont qu’illusoires

quand au profond souffle de la mélodie

résonne l’infamie de l’histoire

 

Elle marchait sur des rayons obliques, le cerveau embué par les brumes de souvenirs qui ne lui appartenait pas. Qu’avait donc bien à voir sa vie avec « tout » ça ? Elle ne comprenait pas, elle avait des frissons, des visions, des souffles dans les os et la sensation que le sang dans ses veines était le fleuve qui transportait les chariots de la mort.

Elle marchait tout en se laissant écrire ces mots venus d’ailleurs, qu’elle ne contrôlait pas, c’était à la fois magique et ça lui faisait peur. Elle avait peur que ceux qui liraient ses traces laissées sur le sable se missent à penser que ce fut les siennes, ses propres empreintes, alors qu’elle n’était que l’invisible d’une vie ordinaire.

La seule certitude dans cette marche de travers était que toutes ces idées noires ne lui appartenaient pas, elles transitaient par son âme, elles ne pouvaient absolument pas y rester, il fallait qu’elles aient une destination, un endroit où s’arrêter. De les coucher pour toujours sur le lit d’une page lui apparut être la meilleure réponse à l’angoisse de ne jamais savoir.

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Par Asl&
Dimanche 10 août 2008 7 10 /08 /Août /2008 19:35

 Elle allait lâcher le flacon d’encre, la bouteille de parfum. Elle ne savait plus très bien. Voulait-elle repeindre l’espace d’une couleur ou d’une fragrance qu’elle seule aurait choisie ?

Elle voulait et c’était sûr, un spectacle de bruits, le choc du verre sur le carrelage et puis ses nuées de fragments partout éparpillés, fragments, pigments de gouttes de sang, de soleil, de peau qui réjouissent d’être la vie…et qui s’évaporent en odeur forte, en peau d’empreintes, en presse d’émotions. En jus d’airain brûlant de connivence…elle aimait tant jouer de tout et se jouer des mots qui lui mettaient depuis si longtemps des barreaux dans les roues.

Elle s’était mise nue pour tout recevoir dans tous les sens, de tous les coins de la pièce comme elle. Une statue de murs à revivre d’un seul geste. Elle était pierre, l’oeil adroit et fier du bout de ses doigts.

Pour une fois elle était sûre d’elle, de commettre l’irréparable allaient naître toutes les phrases de sa vie future. Ou même sinon…elle détournerait le fleuve de la tristesse, mais c’était déjà fait : elle souriait.

Elle n’avait plus du tout envie de pleurer, elle ne regrettait plus le silence de ce jour, elle allait l’exploser et le parfum ou la couleur s’appellerait…

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Par LTDS
Dimanche 25 novembre 2007 7 25 /11 /Nov /2007 11:49

Elle est déroutante, elle me fait écrire de drôles de choses si tristes que j’en pleure de mourir…ma plume.

Il faut qu’elle me quitte, qu’elle s’envole loin de moi sous mon dernier souffle d’écriture pour qu’elle ne soit plus ici qu’une ombre fauchée par les remords d’avoir voulu rester un peu encore…et un peu encore, de quelques instants de liberté volés à ce très cher monsieur le temps, à quelques instants d’éternité volés à cette grande dame qu’est la vie…  Ce ne fut que quelques minutes soupirées du désir d’exister autrement que par le simple truchement d’une pensée gardée secrète durant des années.

Elle a réveillé les morts du passé, ressuscité la petite fille que j’étais, déclaré la guerre aux fantômes, fouillé les archives de la zone interdite et brisé la loi qui me faisait maudite.

Elle a pardonné, elle m’a inventé des prières pour lutter, des poèmes à espérer, des histoires à respirer et des contes à m’endormir toute seule dans l’obscurité.

Elle s’est faite tour à tour, passion, raison, mots d’amour, mots d’un jour, mots des jours, de tous les jours, les gris, les blancs, les noirs et les absents.

Elle s’est faite musique aussi, sur les lignes, les notes rondes des secondes…avec elle j’ai dansé l’ivresse de la folie jusqu’à en boire le monde et à pâlir mes rêves de choses immondes.

Et puis elle m’a offert des rencontres, des belles, des cruelles, d’impardonnables fautes, pire que celles d’orthographe dont parfois elle s’emporte : lorsque je l’ai dépassée, laissée seule dans le tiroir pour courir après les mots qui s’étaient échappés.

Ces mots dits.

Elle a trempé sa pointe dans mon sang pour tracer mes lettres d’origine, elle a déchiré mes chairs pour m’ouvrir de l’intérieur et que je contemple les ravages engendrés par la cruauté du silence, les viscères noirs de l’état d’urgence.

Elle est là entre mes doigts et je la serre précieuse d’être le prolongement de mon être. Pour tout le bien et le mal qui se mêlent en moi et qui grâce à elle, s’échappent pour donner de l’air à mes poumons serrés dans le corset de l’infatitude (désolée pour ce mot, j’écrirai un article dans wikipédia pour l’expliquer). Alors, quitte à ce qu’elle ne s’envole que pour nulle part, je m’attache encore plus solidement à elle pour notre mystérieux nouveau voyage…

 

…plume…plume…envole-moi…

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Par LTDS
Dimanche 26 août 2007 7 26 /08 /Août /2007 11:56


Si vous aviez un instant, une minute à plonger au plus profond de mon être, si vous aviez à pousser d’un doigt la fenêtre qui obscurcit mes pensées alors vous pourriez connaître qui se vit au fond de moi. Ce silence tenace à cacher des années l’évidence, vous sauriez autant souffrir que moi le désir de cette liberté à dire à écrire à maudire toute une jeunesse calquée sous une fausse identité. Si vous saviez comme j’ai tant besoin d’écrire et comment je cherche partout dans les recoins de mes souvenirs des instants de plaisir tout simplement sans avoir besoin d’y introduire des théories et des noms qui sonnent comme les orgues d’une absolue théorie. Si vous saviez comme à mon âge je découvre les images d’un autre temps, celui que j’ai perdu à faire semblant et si vous saviez comme il est triste de devoir me cacher pour être lue et le délice que j’ai parfois de m’offrir nue.

Mais vous savez.

Contrairement aux anges j’ai un sexe  et le mien est mêlé des deux. Ni déesse, ni dieu, je suis de l’incontournable milieu, je suis une femme qui aime vivre à deux…

Et la femme qui est en moi, se vide de la torture à vouloir qu’on l’aime pour autre chose que sa plastique, source de l’enfermement dans un corps qui l’a ravi. Elle voudrait à la fois ouvrir et fermer la porte dans le seul but de renouveler l’air qu’elle trouve impure à force de tuyaux, lobotomie grouillante de l’absence d’un cerveau, au commande de ses deux bras nourris d’électronique, elle aimerait que de ses yeux fiers jaillissent l’étincelle qui la libérerait d’elle…

Vous savez.

Elle voudrait rentrer en elle.

Tu sais.

Je voudrais rentrer en toi parce que j’ai froid quand tu n’es pas là.

 

Aslé

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Par LTDS
Lundi 20 août 2007 1 20 /08 /Août /2007 17:16

 

Vous n’aurez pas mon âme, ni mes pensées et encore moins mes rêves. Vous n’aurez rien de ce qui est moi. Je vous laisse mon corps à traverser, l’ombre de la mort à soupçonner. Vous pouvez m’inscrire dans le circuit, m’intégrer à votre machinerie, je ne dirai rien d’autre que mon regard éteint lorsqu’à l’abandon des forces de mes mains, je me laisserai vider du fluide sans aucun artifice car même mon sang vous l’aurez pris. Mes organes à l’extérieur à mesurer des kilomètres de tuyauterie, vous pouvez me sonder à l’infini, m’irradier d’idées novatrices mais derrière mon sourire énigmatique, je ne vous livrerai jamais la musique qui fait battre mon esprit.

Je n’implore pas. Détrompez-vous. J’explore le sort d’arriver au bout et l’issue pour vous incertaine car sans moi que feriez-vous de ce domaine de recherche absent de tout sujet d’étude.  

Mes pulsions ont généré aux seins de vos capteurs, des milliers d’erreurs à réparer jusqu’à la fin de l’éternité. Quant aux ondes émises par ma matière grise, ce sera mon cadeau d’adieu surprise. La bombe transmissible à engendrer des monstres.

Je ne dirai plus rien car j’ai tout dit de ce que vous pouviez comprendre. J’attends l’heure au creux des joues qu’enfin vous puissez admettre qu’il faille couper le moteur…pour vous et votre honneur et surtout à ces futurs milliards d’heures de travail gâché. Je tairai à vous l’essentiel : le caractère humain de l’humanité entière à sauvegarder car j’étais la dernière de l’espèce à ne pas me sentir menacée.

Vous avez l’arme sacrée mais vous n’aurez jamais le mal aimé de m’obtenir ab-sout  de ma volonté…. Simplement jouissez de votre peine à transpirer pour tenter en vain de me cerner au travers de l’absurdité.

Je ne dirai rien du secret qui me tient les entrailles ouvertes comme en plein ciel, celui que je contemple pour détourner les idées froides qui envahissent fugaces fugacités les parois labiales de mes consonnes désaccentuées…Silence… Ma respiration se danse de la vie, j’écris dans la tête une nouvelle poésie à l’obsolescence de l’anarchique fumisterie… Juste pour une photographie de re-connaissance…

  

Aslé 


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Par LTDS

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