A la pointe d’un petit caillou blanc elle a dessiné un cœur qui entoure les initiales plus de l’amour alors l’autre main a glissé le sien à l’intérieur, côte à côte dans un seul dessin.
![]()
Elle avait les étoiles au bout du ciel lorsqu’elle s’allongea sur le sol, la seule étroitesse qu’elle pouvait encore prendre était celle de ses hanches car lui l’esprit s’était découvert en avalanche. Où pouvait-elle encore trouver le repos ? La solitude n’étant plus qu’un art idiot.
Elle avait à écrire sa vie de la pointe du stylo en lignes larges et fines et posséder toute la page. Ce besoin immense d’assouvir sa faim comme un corps désiré qui ne s’offrirait plus jamais.
En marge du soleil, elle savait qu’elle se mentait, que la souffrance s’invitait au désespoir du vide et que comme les cheveux, l’amour repousserait il suffisait d’être deux. Soudain elle eut la vision cauchemardesque de l’alopécie alors elle se reprit vivement en se rongeant les ongles car eux c’étaient un fait certain.
Caroline, puisque derrière la lettre C c’était elle qu’elle avait cachée, de cette troisième vie disparaissait.
L. aux petites fleurs bleues n’avait plus que les étoiles au bout des yeux et le soupir d’un cœur toujours amoureux.
PHOTO : ARS
TEXTE : Aslé

MOTS DE VOUS