Un Nouveau Jour

Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /Fév /2010 09:32

 

J’aimerais être le souffle du vent qui balaie doucement tes cheveux, la goutte de pluie perdue d’une tempête qui se glisse sur tes cils…J’aimerais être les mots du temps qui t’accompagnent, le soleil qui se lève sur la mer, les étoiles dans tes yeux, les reflets de la lune sur ta peau, le cliquetis des coquillages dans ta poche le soir des promesses quand ton cœur déborde, j’aimerais être les grains de sable  là où tu passes chaque matin d’un nouveau jour.

Je voudrais être l’amour.

L’oiseau ici siffle le bonheur parce que pour lui tout redevient vert et les champs couleur de la terre reprennent la mer comme par enchantement. Le petit étang est l’île où se grandissent mes envies d’océan, mais moi je ne siffle pas, simplement j’écris à la blancheur d’une page, les vagues de tendresse qui m’assaillent.

J’aimerais t’aimer et j’aimerai t’aimer encore cent dix mille hivers pour revivre le printemps et les rayons bleus d’un été profond. Prendre à l’automne la chaleur de nos confidences et respirer toujours le parfum du souffle du vent dans tes cheveux.

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Par LTDS
Samedi 4 juillet 2009 6 04 /07 /Juil /2009 08:18

Je l’aime.

Je marche nue de l’ombre au soleil et du jour à la nuit. Je ne me souviens plus du corps de mes vingt ans ou bien alors c’était quelqu’un d’autre cette jeune fille sylphide et transparente.

Je vais d’une pièce à l’autre, d’un miroir fané à celui qui reflète la douceur trouble de cette femme qui est devenue moi et qui parle à ses seins comme à ses enfants en leur pardonnant d’être si différents.

Et si quelqu’un sonnait à l’entrée, quel profil offrirais-je dans l’entrebâillement de la porte ? A cette idée ma poitrine se redresse comme un seul homme.

Je me regarde en face, en pensant à celle à lier au ciel de mes yeux.

Il est déjà midi. Il fait si chaud. Je m’allonge sur le capot de la voiture dans le garage en m’imaginant à la proue d’un bateau.

C’est que je suis folle parce qu’une vague vient de me lécher et qu’en se retirant elle m’a laissée toute mouillée.

Je me surprends en pensant à celle à lier au ciel de mes yeux.

Cinq heures à la cloche de l’église, allongée sur le tendre gazon, les aiguilles du sapin me tombent en pluie tiède sur la peau. C’est le vent qui me souffle les mots. Il parle en écartant les ombres de la pudeur et je frissonne de marées d’équinoxe sous mes paupières closes.

De mes lèvres s’échappe un doux soupir venu du profond de l’amour.

Le soleil tourne jusqu’à la mer se coucher de rouge et de bleu mêlés. Sous la Lune, exaltée par ces milliers d’étoiles, je m’abandonne offerte aux chaînes de l’inconnu.

Je m’attache à celle à lier au ciel de mes yeux.

Il fait jour.

Dans le jardin de l’île verte endormie, j’enlace l’arbre de ma folie, en pensant si fort à celle à lier au ciel de mes yeux, que ce sont ses seins contre les miens qui me pénètrent.

Je l’aime tellement si fort celle à lier au ciel de mes yeux.

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Par LTDS

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