Mercredi 26 octobre 2011
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Somewhere in a small town of nowhere
J’adore attendre dans une voiture, comme dans une bulle à observer les gens qui passent, ou comme ce matin voir les
commerces ouvrir. La fleuriste qui traîne son panneau « commande pour la toussaint » sur le trottoir, la boulangerie qui fait le plein de farine industriel (pas du tout raffinée à la
meule de pierre), l’assureur qui à peine entré est déjà assailli par deux personnes, la dame qui traverse sur le passage protégé en poussant une brouette, le salon de coiffure un peu suspect je
trouve, qui doit être plutôt un salon de massage…mais je n’étendrai pas plus loin mes « investigations », car l’amiral surgit avec un sourire goguenard. Qu’a-t-il encore raconté à
Mister T. ? J’ai bien fait de ne pas rester dans la salle d’attente d’où j’entends tout.
Quelques quarts d’heure auparavant.
- Tiens vous êtes venus
ensemble ?
- Oui…nous sommes tous deux en rupture
de stocks, et en même temps c’est éco citoyen de partager sa froufrou mobile. Dommage que vous ne fassiez pas aussi les chats et les chiens…on serait venus en
famille élargie !
- Je passe d’abord et t’attendrai dans
la voiture, c’est plus confortable que ce banc adossé au mur qui grince, avec vu sur le banc d’en face et l’affiche « parents, ne laissez pas vos enfants
arracher la tapisserie, merci. »
Petit résumé de ma consultation.
- Votre cœur bat vite (toujours quand je viens ici) mais il est régulier…(ah…ah…j’ai la gorge desséchée de
respirer à fond par la bouche…enfin à fond…non… je triche…sinon j’ai la tête qui tourne…c’est aussi pénible que pour une radio quand on dit « ne respirez plus »…je bloque je
bloque…et personne ne dit jamais stop)
- Vous avez perdu du poids…mais ce
n’est pas grave. ( ???? mais je suis ravie moi, après avoir pris un kg entre chaque visite depuis des mois)
- Je vous fais une ordonnance
renouvelable, je ne vais pas vous embêter sans arrêt…(merci merci merci et re-merci parce que j’avais trop peur d’une prise de sang en
plus)
Comme c’est mon blog, je ne vous intéresserai que de ma petite personne. Néanmoins sachez que la station pharmacie fut
mortelle, que Mme P. vérifia et rerevérifia les 14 médocs de l’Amirauté qui parlait, se taisait enfin et de nouveau déconcentrait la pauvre dame reliée aux ordinateurs de la banque centrale des
médicaments…( moi je zieutais toute l’armada des contre-rhumes qui avait remplacé les crèmes solaires sur les
présentoirs…c’était sûr c’était bientôt l’hiver…la jeune apprentie pharmacienne arriva, je ne l’avais pas reconnue en « civil », elle passa derrière le comptoir et enfila sa blouse…
drôle de transformation…) heureusement que je ne travaille pas dans une pharmacie, il n’y a pas d’endroit pour respirer.
« Rien ne sert de courir, il suffit d’arriver à poings et pieds liés. » car
tout est dans l’histoire des nœuds magiques…
MOTS DE VOUS