les poésies d'Aslé (non R&C)

Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 16:00

 

Pense à tes yeux j’me disais

Ne les use pas à tout savoir

Garde-les tous frais du matin

Tu lis tu lis et puis tu t’écris

Pour rien du blanc à peindre

 

Pense à ta peau j’me disais

Ne l’use pas car c’est trop tôt

Garde-la le plus loin du soleil

Tu ris tu ris et puis tu te rides

Pour rien du blanc à peindre

 

Pense à tes mains j’me disais

Ne les use pas à leur travail

Garde-les au fond de tes poches

Tu trimes tu trimes et tu t’escrimes

Pour rien du blanc à peindre

 

Pense à tes muscles j’me disais

Ne les use pas ça sert à rien

Garde-les comme ils sont toi

Tu sues tu sues et tu t’essuies

Pour rien du blanc à peindre

 

Pense à ta vie j’me disais

Ne l’use pas c’est trop moche

Garde-la en rêve pour toujours

Tu vis tu vis et tu t’effrites

Pour rien du blanc à peindre

 

Pense à ton cœur j’me disais

Ne l’use pas en phare allumé

Garde-le éteint pour la planète

Tu aimes tu aimes et puis tu meurs

Pour rien du blanc à peindre

 

Pense à elle j’me disais

Ne l’use pas c’est bien trop fort

Garde-la en silence c’est si beau

Tu dis tu dis et tu te redis

Pour rien du blanc à peindre

 

Pense à toi j’me disais

Ne t’use pas à te cacher

Regarde-toi dans tes pensées

Tu voles tu voles et tu t’envoles

Pour tout le bleu à peindre au vol

 

Ne pense plus j’me disais

Ne t’use pas à simplement penser

Accroche tes ailes au temps présent

Laisse-toi souffler par tous les vents

Tu ris tu ris et tu souris

Pour tout pour rien enfin tu crois

 

05/08/07

 

*petit texte extrait de la clé usb

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Par Asl&
Jeudi 25 novembre 2010 4 25 /11 /Nov /2010 18:27

 

A quoi ça sert de me souvenir de tout ?

- ne plus faire les mêmes bêtises ? mais j’en fais d’autres, alors ?

 

A quoi ça sert de préparer, de planifier ?

- à m’ennuyer dans l’action, merci aux imprévus.

 

A quoi ça sert de penser ?

- d’abord c’est quoi « penser »… à me faire peur.

 

A quoi ça sert de savoir parler quand on n’a rien à dire ?

- à le dire.

 

A quoi ça sert d’aller vite ?

- à pouvoir se reposer après.

 

A quoi ça sert après ?

- à oublier ce qu’on a fait avant.

 

A quoi ça sert toutes ces questions ?

- à éteindre le temps.

 

C’est quoi le « temps » ?

- voilà c’est fini...

 

 

*extrait de la clé usb...

 

 

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Par Asl&
Vendredi 19 novembre 2010 5 19 /11 /Nov /2010 18:39

Ces derniers temps certains blogs tenteraient de disparaître…ceux de Kaouet, Boubou…Et bien moi j’ai passé le pas, j’ai supprimé Aslé depuis quelques semaines et je l’ai enfermé(e) dans une clé USB. Je ne vous dis pas comme je suis fière d’avoir réalisé cette prouesse, exporter tout mon blog de  2005 à  2010. Un jour je le réactiverai sur une autre plate-forme : Aladin-button-blog peut-être… mais rien ne presse, j’attends les offres potentielles des concurrents du marché…

Voilà, c’était les mots pour ne rien dire…un peu comme pour m’éclaircir la voix, une petite gamme au clavier pour gommer tout le temps qui file entre mes pensées…

Bon…j’ai beau crapahuter au fond de l’entonnoir qui me sert de gorge, la musique des mots ne vient pas. Alors ce soir je frotte un peu la clé et je laisse s’envoler ce texte, pour qu’il prenne son destin et ne revienne plus jamais manger la mémoire de mes octets. (il faut dire que sur la clé j’ai aussi mis toutes les photos qui n’avaient rien à faire sur l’ordi de la professionnelle de l’éducation que je suis…).

C’est fou… Je me demande si ce n’est pas parce que je suis amoureuse que je redeviens sérieuse…j’en parlerai à ma psy-cho-pathe-de-loup…

 

 

 

Un long silence de glace

 

Bien avant que le jour ne se lève

Les lettres se seront détachées lentement

Vidant les mots de tous leurs sens.

Alors je quitterai le monde des rêves

Sur la pointe des pieds tout doucement

En regrettant les sons qui dansent.

 

Bien avant qu’un sourire ne me surprenne

Les flammes s’empareront de ce qu’il reste.

Alors sans laisser aucune trace

Sur le chemin des grands rennes

J’irai, portant dans ma veste

Un très long silence de glace.

 

Bien avant que tu ne me troubles

Les larmes se seront écoulées d’elles même

Creusant le fossé qui nous séparera toujours.

Alors comme j’aurai perdu mon double

Sur la route froide et gelée des je t’aime

Je marcherai seule et sans amour.

 

Vendredi 23 décembre 2005

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Par Asl&

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