LTDS

Vendredi 22 avril 2011 5 22 /04 /Avr /2011 11:33

 

c’est le boomerang des mots

dix mille miles avant la casse

une pelote de corde rouge coincée dans la gorge

difficile à passer le cap de la déchirure

sans aucune option

quel mot détestable

sans aucune option ni parachute

en tout cas je ne me refuse plus rien

tant pis pour la barque qui me sert de transport

j’ai la narine gauche qui entre en transe

je prendrai le transsibérien en faisant un détour par Cythère

puisque j’ai mon propre train

mon train train quotidien

avec des couchettes en lattes de peuplier

pour changer du teck et de l’acajou

…cette nuit mon corps a eu trop mal partout

c’est le boomerang des mots

dix mille langues avant la tour

une pelote d’aiguilles rouillées plantées entre les lèvres

difficile à passer le passage au niveau

sans aucune raison

quel mot détestable

sans aucune raison ni amour

en tout cas je ne me refuse plus rien

tant pis pour l’étoile qui me servait de guide

j’ai la branche inférieure gauche qui claudique

je prendrai la canne magique du professeur « rions de tout »

puisque j’ai mon propre humour

mon humour des mauvais jours

avec des fossettes en lattes de peuplier

pour changer du teck et de l’acajou

…cette nuit je me suis faite vampiriser par les deux bouts

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Par Asl&
Jeudi 11 décembre 2008 4 11 /12 /Déc /2008 19:06

Que dire ? Aujourd’hui j’ai écrit deux choses, mais je n’ai pas le courage de recopier, et puis vous comprenez, c’est la Pleine Lune. Elle est brûlante de froid dans le ciel de ce soir, ce n’est plus la boule de sable si proche à toucher du doigt, elle est étincelante et tellement captivante d’être si mystérieuse…Ô comme le Soleil doit être excité de l’autre côté de la Terre pour que la Lune soit si belle à ne pas dormir…Il finira bien par lui croquer les fesses mais en attendant elle se la joue, déesse farouche, pleine, vraiment pleine, ronde à délier les langues de toutes les étoiles. D’ailleurs les étoiles ce sont toutes les filles de l’amour qui dansent le grand ballet de l’univers, les messagères intemporelles de tous les désirs qui naissent pour engendrer la création….La Lune. Ma Lune. J’ai le rêve de possession et je possède.

Voilà…Je cours danser…Je vole vous laissant ces quelques mots…Je suis la planète Asléturne….

…en orbite désaxé à plus ou moins une caresse de plume alors j’ai l’infini pour lui dire mais pour l’embraser je n’ai que maintenant…

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Par LTDS
Mercredi 6 août 2008 3 06 /08 /Août /2008 18:55

Il était une fois dans un pays qui n’existait pas, quelqu’un qui y vivait quand même. Surprenant non ? Mais sachant que c’est moi, pas tellement.

Or, dans ce pays vivaient ainsi nombres d’âmes, qui sachant qui elles étaient ne se connaissaient pas forcément entre elles, d’ailleurs pratiquement jamais.

Je suis en train d’écrire la note la plus dronne que j’ai jamais écrite, mais il faut bien un point de départ à nul(le) part.

Ainsi donc, il y avait une pauvre sauterelle, qui était moi et qui faisait des bonds désespérés pour fuir le pays qu’elle n’habitait pas, enfin juste un peu, les jours où il fallait exister pour écrire un petit mot par ci par là. Comme le grignotage rongeur d’une barre alimentaire chocolatée.

 

Il était une fois moi.

 

Je me souviens d’un jour de mai dans le brouillard jardinant dans le lopin de mes parents, enfin de ma mère, sinon c’eut été mon père les mains à la terre pour faire pousser les fleurs qu’elle aimait tant.

C’était un jour de congé, ma cousine était arrivée avec son fiancé, elle était amoureuse, je me rappelle combien « lui » je ne l’aimais pas et n’avoir rien dit à personne sauf lors d’un entretien très particulier avec ma mère qui elle aussi « avoua » ne pas aimer ce garçon.

Nous avions raison, enfin je veux dire nous avons senti ou même plutôt nous n’avons rien ressenti…

 

Je suis une drôle de sauterelle mais bon !

 

Ainsi ce pays…

 

…allait comme il pouvait, il rencontrait des personnes qui allaient et venaient, la sauterelle parfois pleurait, elle qui n’avait jamais su. Alors pour se démettre elle écrivait des saugrenus.

 

Pas toujours…

 

Je continue… ma cousine avait une soeur qui elle aussi avait pris ma mère d’affection et de confidences alors j’ai des secrets dans ma tête de sauterelle qui ne sont pas à moi et que donc je ne dévoilerai jamais.

 

Chut.

 

Je suis une tombe vivante, juste une sauterelle aux soupirs aiguisant mes souvenirs…Mais pour l’heure je vais plonger dans la piscine de mes désirs présents.

 

*l’écran était couvert de bêtes d’orage…pause aspirateur…n’étant plus à qq degrés près…

 

La chaleur pour moi c’est la douce torpeur de mon corps à écouter, à me désaltérer de ne rien faire, elle me court circuite les neurones, m’empêche d’écrire et m’excite folle des plaisirs de l’eau…

 

J’imagine un joli moustique m’arrosant partout où cela me grattouille, me chatouille, me favouille, des jets d’eau de monuments historiques au simple tuyau d’arrosage guidé par un pouce obturateur ciblant tous mes délires.

 

 

En voilà…une drôle d’histoire à ne pas continuer…d’écrire ici.

 

Trop chaud d’un coup…Je vais plonger des pieds et tout mon corps à la suite d’une poussée d’Archimède…le saut de la sauterelle à ressort dans une bassine d’eau…c’est très spectaculaire !!!

 

 

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Par LTDS
Jeudi 27 mars 2008 4 27 /03 /Mars /2008 19:01

Y-a-t-il quelque part cet endroit où les pendules se rejoignent pour ne former qu’une dune, frêle barrière de sable contre l’assaut du temps qui passe ?

Y-a-t-il quelque chose que j’aurais oubliée, une aiguille, fine aiguille qui me torpille en souvenirs marins d’une profondeur abyssale ?

Y-a-t-il quelque souffle de délicatesse où toutes les heures en promesse se mettent en paliers pour se recomposer en espoir de lueur et de liesse ?

y-a-t-il quelque mot que je ne saurais dire ?

 

Les grains de sable se mélangent, tombant en fil jusqu’au renversement, inversement de l’aiguille d’une hémisphère à l’autre, tout tourne à l’australe assise sur un monde à l’envers, il faut laisser tous mes pas de travers mais aussi avancer à la cadence du temps du laisser faire, du laisser faire l’oubli et d’oublier le mot parfaire.

 

Le temps est si étrange d’hier et de demain.

 

Je brille, cadran solaire, la luminescence de mes pas chantés est le vaste champ de la lumière, mon coeur se porte gonflé de larmes, d’anciennes et de nouvelles, de joie, de peine de la vie qui se baigne de couleurs et du noir qui l’entoure d’autrefois.

 

Mais la route est belle malgré les doutes, les flaques de boue, les bouts de jour, les nuits sans fin et le carrosse à voiles qui s’enlise d’une vague, d’une roue à moulin, d’une dent usée à croquer toujours le même rouage, du vent qui souffle toujours du même côté et du soleil qui manque lorsque le temps s’arrête sur moi, rien que sur moi pour d’un coup de projecteur me brûler les ailes des deux côtés.

 

Mais.

 

Il y a de l’amour. Il y a une toundra si grise du parfum de la mort qui se fleurit d’arcs-en-ciel tous les matins du bonheur à ne plus me sentir seule. Il y a la présence d’un ange à l’accent du soleil. Il y a comme une sphère de terre qui n’existe pas puisqu il n’ y a que des îles perdues dans l’univers et qu’il y en a une juste pour moi avec un igloo aux parois fraîches de tendresse, la chaleur d’un feu de bois sur la banquise et des nuées d’ours comme autant d’abeilles à nourrir avec …l’âme de celle qui partage ma vie.

 

Il y a toi.

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Par LTDS
Lundi 3 mars 2008 1 03 /03 /Mars /2008 18:07

 

Un petit trou dans un mur et me voilà à éplucher de la peinture, j’écaille, je gratte, j’ongle la surface, je lisse, je polie et je mouille mon pouce pour que ça brille…

 

Un petit trou à ma chaussure et me voilà à tirailler les fils de la couture, je mords, je rogne, j’ai envie que mes orteils puissent voir dehors, comme il fait beau dans le soleil poussière d’or…

 

Un petit trou dans une poche, je suis discrète, je penche la tête et je me glisse dans la doublure, je passe devant, je passe derrière, je joue le serpent de la fermeture éclair et j’explore entre deux matières la carte de la chasse au trésor…

 

Un petit trou dans la tête et me voilà à boire de l’air, je respire l’intelligence de mes pairs, j’aspire la couleur du ciel qui repasse par mes yeux en câbles électriques sur les pylônes des jours heureux…

 

Un petit trou dans l’emploi du temps et je m’engouffre cerf-volant, sur une  plage de sous les vents, je cours, je crie, je saute, je vole, je virevolte et je m’envole brisant la ficelle en traînées de lumière…

 

Un petit trou sur ta peau et me voilà à courir le mystère brillant de tes diamants cachés, je tâte, je cherche, je caresse, je fouille, je suis des lignes qui se perdent en courbes, j’allume mes doigts à détection de bonheur…

 

Un petit trou sur une porte et je glisse la clé qui ouvre ton coeur, il fait bon, il fait chaud, il fait doux, il fait l’amour… alors je ferme la porte, je bouche le trou, je tire le drap et tous les petits trous iront se faire voir ailleurs parce que j’éteins les mots dans la nuit de tes bras…

 

…de tes cent dix mille bras

 

Asl&

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Par LTDS

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